En 2021, les nouvelles méthodes de travail, notamment l’essor du télétravail, ont contraint de nombreux métiers à se réinventer. La communication interne n’y a pas échappé.

Cet article a été publié sur le site de COM-ENT.

Les grands événements en présentiel ont été, pendant plusieurs mois, totalement remplacés par des rendez-vous digitaux. Le format digital ne manque pas d’atouts avec, en particulier, l’assurance de toucher un large public, mais il a aussi montré ses limites. C’est donc le mix des deux alternatives (présentiel et distanciel) qui devrait tirer son épingle du jeu et s’imposer comme une solution d’avenir pour la communication interne.

Vers un format mixte

Les événements internes ont besoin d’allier physique et digital ; on parle de « phygital » pour le commerce. Le terme n’est peut-être pas à retenir, mais l’idée est là : utiliser de nouveaux formats qui combinent live, replay, et de nouvelles plénières plus originales avec une réelle plus-value. L’ambition est d’interagir avec un double public, à la fois celui de la salle et celui derrière son écran, et d’intéresser ces deux audiences.

Le phygital implique de repenser totalement l’événement avec des temps de parole moins longs, des formats plus variés, des changements de décor… Le but ? Multiplier les temps forts et capter l’attention du double public car, rappelons-le, même si le.la collaborateur.rice est connecté.e, il faut l’intéresser suffisamment pour qu’il.elle reste jusqu’au bout du programme live et qu’il.elle ne fasse pas autre chose en même temps. La digitalisation des contenus pousse donc à produire des formats plus impactants, à la fois courts et dynamiques ; l’événement interne n’y échappera pas. 

La bataille de la proximité

Avoir recours à un.e présentateur.rice professionnel.le peut être une bonne solution. Celui.celle-ci met les intervenant.es à l’aise et rythme l’événement en passant d’une rubrique à l’autre.

Les grands rendez-vous internes ont longtemps été inspirés par l’événementiel avec, par exemple, une scénographie impressionnante. Avec le phygital, ils s’inspireront davantage des codes d’une émission (TV ou Web) et de son côté rubriqué : on passe d’un sujet à l’autre, d’un format à un autre (discours, interviews, motion design, reportage, etc), d’un décor à l’autre. On capte l’attention des audiences grâce à un montage rythmé. Loin de vouloir en mettre plein la vue par une scénographie digne d’un concert au Stade de France, on cherchera plutôt un côté intimiste pour recréer de la proximité. Maintenir la proximité est un des grands défis actuels de la communication interne. L’essor du télétravail a créé une distance physique entre les collaborateur.rices, la communication a donc mission de faire en sorte que cette distance ne devienne pas également sociale. Les collaborateur.rices ont de moins en moins de repères, de lieux d’échanges. C’est pourquoi, la communication interne doit s’efforcer de pallier cela, de filmer les équipes dans leurs environnements de travail, d’amener le terrain sur scène. De cette façon, elle donne une réalité palpable à la diversité des profils de l’entreprise. Chacun.e peut voir et comprendre ce que fait l’autre et se sentir embarqué.e au sein d’un même projet malgré la distance.

Cela oblige à imaginer une nouvelle vision de la communication interne qui utilise le présentiel de manière plus restreinte, plus distillée. Les grands événements étant compliqués, il semble judicieux de multiplier les rendez-vous via le digital, sur des audiences moins larges.

Créer de la cohésion à distance est très challengeant et nécessite des contenus très engageants. La vidéo semble avoir trouvé sa place dans ce mix présentiel – digital.

Par Sonia Pujolle, cheffe de projet / rédactrice, Vincent Stilinovic, directeur associé.

Cet article a été publié sur le site de COM-ENT.

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